
Le ministre de l’Environnement
Québec, le 2 novembre 2001.
Chers (chères) ami (es) et partenaires,
Hier, la
vice-première ministre et ministre d’État à l’Économie et aux Finances,
Mme Pauline Marois, présentait aux Québécoises et aux Québécois le Budget
2002-2003 et un consistant plan d’action axé sur la consolidation de notre économie
et de nos grandes priorités sociales.
Ce budget et
ce plan d’action comportent d’heureuses nouvelles pour les consommateurs,
les entreprises et les usagers et usagères des services publics du Québec. Ils
favorisent également d’importants gains sur le plan environnemental.
Depuis ma
nomination au ministère de l’Environnement au printemps dernier, j’ai
souvent fait valoir ma conviction que la santé économique et environnementale
devait aller de pair. Le Budget
2002-2003 va dans ce sens et il y a assurément lieu de nous en réjouir.
C’est pourquoi je vous invite en tant que précieux partenaires du ministère
à y voir le résultat de votre travail de sensibilisation et de votre
dynamisme. C’est dans cet esprit de collaboration que j’ai voulu que le
milieu de l’environnement soit associé au processus pré-budgétaire.
Je tiens ici à remercier les porte-parole du milieu qui se sont prêtés
à cet exercice à pied levé avec en main des propositions solides et
d’envergure qui ont su retenir l’attention de Mme Marois.
Par dessus
tout, j’espère que vous saisirez dans ce budget les nombreuses opportunités
qu’il nous offre pour faire avancer des projets environnementaux structurants
et cohérents sur les priorités dont nous avons déjà discutés.
Dans cet
esprit, je m’empresse de vous présenter ma lecture « verte » des
faits saillants du Budget 2002-2003. Au
cours des prochaines semaines, j’aurai l’occasion de vous revenir avec plus
de précisions sur les modalités de sa réalisation.
Des
sommes importantes pour nos grandes priorités en environnement.
À travers les différents éléments
du plan d’action de Mme Marois, d’importantes sommes seront dédiées à
l’environnement dans des domaines vitaux.
350 millions de dollars
additionnels pour un programme d’infrastructures Québec-Municipalités et 30
millions spécifiquement pour les petites municipalités
Par ce nouvel appui financier, les
municipalités seront en mesure d’intensifier la réfection et la mise aux
normes des systèmes d’alimentation en eau potable ainsi que l’amélioration
des systèmes de traitement des eaux usées.
De plus, 30 millions de dollars sont
aussi débloqués au bénéfice des collectivités rurales et des petites
municipalités pour les aider à traiter les eaux usées des entreprises.
100 millions de dollars pour des
infrastructures dans la recherche, la science et la technologie
De ces nouveaux fonds, nous savons déjà
qu’un montant est réservé pour l’expérimentation de nouvelles
technologies en traitement des
fumiers, des eaux de pisciculture et des sols contaminés par les métaux
lourds. Le budget vient ainsi
renforcer d’autres priorités du ministère et il s’inscrit en continuité
avec nos efforts des derniers mois.
Les nouvelles sommes mises à la
disposition du milieu de la recherche et du développement sont d’autres
pistes propices à de nouvelles solutions technologiques aux problèmes
environnementaux.
Impacts anticipés en matière de réduction
des gaz à effet de serre et d’efficacité énergétique
Le budget nous permet aussi au Québec de continuer à s’inscrire parmi les chefs de fil dans la réduction des émissions des gaz à effet de serre. Cette volonté se traduit par des investissements de 1,9 million de dollars dans un banc d’essai en Gaspésie afin de mieux adapter les éoliennes au climat québécois. À l’aube de mon départ pour Marrakech pour présenter la position du Québec lors des négociations de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changement climatiques, je constate avec plaisir que nous continuons à renforcer l’expertise québécoise face à ce défi planétaire.
Le budget prévoit aussi des
investissements de près 500 millions de dollars pour construire et rénover 40
000 logements. Par la construction
de 13 000 logements à prix modique et abordable
et un effort de restauration touchant 27 000 logements principalement occupés
par des ménages à faible revenu, nous enregistrerons de nouveaux progrès sur
le plan de l’efficacité énergétique. Il
en sera de même pour les investissements destinés à la
restauration et à la construction de nouveaux édifices publics,
notamment dans le domaine de la santé, de l’éducation, de la petite enfance
et de la culture.
D’importantes retombées en
environnement proviendront des 150 millions de dollars qui seront investis spécifiquement
dans la revitalisation des quartiers anciens.
Ce volet du budget couvrira notamment la réhabilitation des sols
contaminés, l’aménagement d’infrastructures écologiques et d’équipements
communautaires.
10 millions de dollars pour les
aires protégées et coup d’envoi des travaux d’assainissement de la rivière
Saint-Charles
Dix millions de dollars sur deux ans
seront consacrés au développement de nouvelles aires protégées. Cette somme
sans précédent vient s’ajouter à l’implication des communautés locales
et des associations de conservation. Le
budget donne ainsi suite à la proposition faite à la ministre Marois lors des
consultations pré-budgétaires par Conservation de la Nature, Québec.
Voilà une autre action concrète pour sauvegarder notre diversité
biologique et le magnifique patrimoine naturel du Québec.
Dans le même ordre d’idées, le
budget donne le coup d’envoi de la première phase des travaux
d’assainissement de la rivière Saint-Charles.
Je sais que plusieurs partenaires de la région de la Capitale nationale
ont travaillé fort pour structurer ce projet, le gouvernement est heureux
d’appuyer leurs efforts.
Le budget prévoit
plusieurs programmes d’aide pour accélérer les projets d’investissements
privés. Il est prévisible que les entreprises du milieu de l’environnement bénéficieront
des mesures qui sont destinées à l’industrie et qu’elles
saisiront les opportunités d’affaires qui en découleront dans leurs
secteurs respectifs.
Soutien à
l’économie sociale et aux petites coopératives.
Les entreprises en économie sociale
et les petites coopératives du milieu de l’environnement salueront
certainement les investissements gouvernementaux substantiels annoncés hier.
En
conclusion,
J’anticipe avoir l’occasion de discuter prochainement avec vous de votre propre appréciation du Budget 2002-2003. Je sais que la détermination du gouvernement à faire du développement durable un axe prioritaire de notre essor économique et de nos perspectives de création d’emplois vous tient à cœur. La prochaine année génèrera assurément beaucoup de travail pour concrétiser rapidement les mesures annoncées au budget. Je suis convaincu que nous saurons ensemble relever ce défi avec enthousiasme et efficacité.
André Boisclair
Ministre de l’Environnement